HAUTE PARFUMERIE

Mercredi 3 février 2010

ALFIE

alfie

Le propre de la femme, c’est de vouloir être désirée à l’infini. Capter l’attention. Captiver les imaginations.
Le propre de l’homme, c’est d’être distrait en amour et peu expansif dans la démonstration de ses sentiments.

Alfie est l’exception qui confirme le fantasme.

Quand il désire, il assaille, il conquiert même si ce désir n’est l’affaire que d’un instant: sa philosophie amoureuse est belliciste et le blitzkrieg n’a plus de secret pour lui. Qu’importe ses traîtrises passagères, sa malhônneteté chronique et son immoralité maladive. Tout lui est pardonné. Pire… certaines vont jusqu’à lui trouver des charmes dans sa bassesse. Parce que quand Alfie est amoureux, il n’entrave pas ses passions, il sait déposer l’armure devant la Femme Forteresse… qui lui ouvre alors son pont-levis. En amour il est volontiers esclave, et la maîtresse est toujours flattée par tant d’égards. Pour celles qui résistent aux yeux de braises d’Alfie, c’est la curiosité qui les pousse dans la chaleur de ses bras: un homme qui a fait succomber la moitié des filles de Paname doit avoir un secret… il faut alors qu’elles sachent lequel…

Et puis Alfie n’a pas son pareil pour tourner un joli compliment. Quand on sait que les femmes sont sensibles aux belles lettres, on comprend pourquoi elles acceptent toujours de jouer avec ce chat taquin…

… jusqu’à ce qu’elles réalisent que, dans ce jeu cruel, la pelote de laine, c’est elles…

© copyright bébé racaille 2009, tous droits réservés