ANA TIJOUX
.
1977. Le nouvel album du MC au féminin la plus prometteuse de la scène hispanique passe entre les gouttes du Mainstream français bien que la muy caliente chilienne ait passé son enfance… en banlieue parisienne où elle a d’abord fait ses classes en tant que breakeuse. Le coup d’état de Pinochet a forcé ses parents à l’exil, et Ana Tijoux après avoir vu le jour à Lille et après qu’un semblant de démocratie ait refait surface au pays a pu revenir s’immerger dans la scène hip hop locale. Elle y rejoint un groupe de hip hop chilien, Mazika, qui se révélera être un terreau artistique extrêmement fertile. Elle y trouvera l’oxygène nécessaire pendant près de 8 ans durant lesquels elle commettra pas moins de 4 albums (dont une version remasterisée de Vida Salvaje).
Sa carrière solo lancée, son flow jazzy aux relents hypnotiques fit l’unanimité auprès des connaisseurs du genre. La rapera fut récemment nominée au MTV Latin Music Awards dans les catégories « Best New Artists » et « Best Urban Artist ». Elle revient avec 1977, un nouvel album produit par Nacional Records (producteur du politiquement incorrect et altermondialiste Manu Chao) où elle raconte son enfance française tout en rendant hommage au hip hop des années 90…
Du rap spanish résonne de façon étrange aux oreilles habituées à ses version US et française… mais passée la surprise, on se dit que le rap c’était peut-être pas si mieux que ça avant.