EAU DE PARFUM ET EAU DE COLOGNE
Tout n’est qu’histoire de concentration…
Le parfum n’est réellement entré dans la garde robe des élégantes qu’au XIXème siècle, au même titre que les toilettes taillées sur mesure par les grands couturiers de l’époque. Le vulgum pecus a également eu son « parfum »: l’Eau de Cologne… concoction à base d’extrait de parfum lourdement dilué dans de l’eau citronnée ou celle de fleur d’oranger. Cette préparation a connu son heure de gloire durant les années 1920-1930… la fin de cette période vit la naissance de l’eau de toilette: les grandes maisons du Luxe diluaient leurs parfums entre 6 et 12% afin d’obtenir ces versions moins onéreuses que les solutions mères, mais assez puissantes pour leur donner une aura de luxe. L’Eau de Toilette a été le Cheval de Troie utilisé pour conquérir les masses.
Dans les années 80, apparut les premières Eaux de Parfum. Plus capiteuses. Plus présentes. L’odeur se mettait alors à faire du camping sauvage sur la peau… pour le plus grand plaisir des victimes du sillage de qui les portaient. Une Eau de Parfum affiche une concentration qui oscille entre 13 et 20%.
Vengeance Vaudoue est à 15%.
Puis vient le parfum… tellement concentré que deux gouttes sur une gorge fragile suffisent à embaumer celles qui le choisissent. Sa concentration varie de 16 à 30%. Ces derniers ne constituent qu’une petite fraction des ventes de parfums.
