UN PARFUM QU’ON ADORE DETESTER
Ce billet est un billet d’humeur. Il est le premier d’une fratrie nombreuse qui fera son apparition sur le blog de bébé racaille lors des prochaines semaines… et ceci jusqu’à ce que la glande qui contient notre venin se tarisse. Qu’est-ce qui peut donc indisposer une marque comme la notre qui s’évertue, chaque jour que Dieu fait, à produire de l’exceptionnel ?
Le banal. Le commun. Ce dont se repaît le vulgum pecus dans une sorte de paresse heureuse.
La galaxie du Parfum est constellée de ratés olfactifs que le plus grand nombre continue de porter allègrement… mais le nombre n’a jamais été la marque indiscutable du bon goût… le nombre n’est pas faiseur de princesses. Nous sommes plutôt d’avis qu’il les défait… qu’il dilue l’un dans le tout… tellement, qu’on n’en devient plus rien.
Triste vérité s’il en est…
Aussi notre première morsure sera-t-elle destinée à la jugulaire qui irrigue ce mauvais parfum aux odeurs de barbe à papa et de pomme d’amour : Angel de Thierry Mugler. Antonomase de la minette qui a échoué à devenir femme, Angel nous saoûle dès la première aspersion et l’exhalaison de ses notes de têtes… de la mandarine tellement aérienne qu’elle en devient transparente. Les notes de cœurs sont, elles, « gourmandes » : fruits de la passion, pêche et abricot viennent compenser les gargouillis du ventre qu’ont causé la privation de chocolat… d’ailleurs, en parlant de chocolat, une des dernières notes offertes par ce jus de petite fille, un conseil… restez-en au Lindt.
Ou offrez-vous un vrai parfum de femme.
