UNIQUE
Boulimie, redondance, étalage, accumulation, tous les synonymes du tas et du trop s’appliquent à la parfumerie contemporaine.
L’énorme multiplication des eaux de toilettes est une traîtrise à l’idée pure et originelle d’une odeur que l’on aurait créée pour une caste de privilégiées. Rien ne parvient à cacher le bouillonnement de médiocrité qui tire l’art du Parfum vers le bas… pas même la cohue de leurs flacons qui s’entrechoquent dans des bruits de quincailleries.
15 milliards de dollars… c’est l’équivalent en monnaies sonnantes et trébuchantes des quantités de jus écoulées dans les immenses bourses à l’Eau de Cologne qui parsèment les artères des grandes villes.
Plus de 200 nouveaux parfums sont lancés chaque année.
Une profusion absurde. Une réalité où l’on tente, à coup de millions, de travestir le banal et le lieu commun en tentant de les faire passer pour de l’exclusif.
Vengeance Vaudoue oppose le singulier au multiple. Le peu au trop.
Aucun de ses 999 flacons numérotés ne ressemble à l’autre… tout comme les Perfumistats qui les possèdent.
