Un concentré de cuteness 100% pur sucre difficilement résistible.
Comment ne pas devenir gaga face à cette baby girl et ses yeux de faon?
Nos zygomatiques nous chatouillent, notre bouche prend la forme d’un coeur, formule des « gouzi gouzi » ridicules et immatures, et se trouve aimantée de façon irrésistible vers ce visage poupon.
Elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première
Elle m’a touché… c’est foutu
Tom Hoops est le coup de coeur de la bébé racaille team. Très peu d’informations sur cet obscur photographe basé à Bangkok… si ce n’est qu’il semble obsédé par le noir et blanc et la mise en scène de la souffrance.
On éprouve un plaisir pervers (et honteux) à feuilleter son book…
On irait volontiers jusqu’en Thaïlande pour récupérer ces lunettes.
Alfie est un chien. Nous le savons. Il doit mourir. Nous le voulons.
Et pourtant…
Et pourtant nous tombons toutes immanquablement dans la toile qu’il tisse patiemment… toutes… mêmes les plus méfiantes… celles qui n’utilisent jamais de faux bons de réduction parce qu’ils ne sont valables qu’à partir de € 150 d’achats… celles qui changent de chaîne quand la pub interrompt leurs séries préférées parce qu’elles refusent l’idée qu’on puisse vendre leurs « temps de cerveau disponibles »… celles qui rembarrent les dragueurs grossiers d’un regard aiguisé comme un rasoir wilkinsson… ces louves, aussi féroces soient-elles, se changent en innocent agneau quand le bel Alfie jette son dévolu sur elles.
L’instant où il pose son regard sur nous, l’on se sent autre… différente… maladroite même… ces moments d’oubli délicieux où l’on met du sel à la place du sucre dans notre 0%? Alfie est responsable.
Notre esprit d’ordinaire si préoccupé de lui-même, rend les armes… inféodé au souvenir d’Alfie. Nous perdons nos facultés rationnelles. Nous raisonnons à reculons. Nous agissons comme des jeunes premières là où jadis l’expérience était notre meilleure conseillère.
Nous déposons l’armure. Nous nous laissons posséder.
Là est l’erreur… les séducteurs de la (sale) race d’Alfie saisissent toute la symbolique de cette capitulation. Ils sont des laborantins de l’amour qui se sont livrés aux expériences les plus cruelles. La chimie amoureuse n’a plus de secrets pour eux et ils savent en concocter tous les elixirs. Et nous ingurgitons goûlument (gourdement?) le contenu du flacon qu’Alfie nous tend…
Mais qu’est-ce qui fait courir Alfie? Pourquoi prend-il tant de plaisir dans la souffrance de ses victimes?
Quand la science tente de déterminer l’odeur qui rend les femmes “toutes choses”, cela donne des résultats qui ne surprennent qu’à moitié. Chacune est en droit de s’attendre à voir l’éternel musc, odeur du mâle par excellence, caracoler en tête des MTV Charts des odeurs pour lesquelles les filles se pâment, et chacune aurait tort… les scientifiques nous disent que ce sont les notes boisées qui affolent notre mécanique interne après qu’elles aient flatté notre odorat sensible.
Le santal, le cèdre, le cerisier et le vétiver nous plaisent parce qu’ils irradient une tiédeur aussi agréable qu’elle est contagieuse. Ces gammes boisées rassurent la petite fille qui sommeille en nous et nous évoque ce mâle protecteur qui nous défendra des méchants parce que nous sommes les gentilles.
Osons la psychologie de bazar… ce bois que nous aimons nous rappelle l’arbre : solide, aux racines profondément plantées dans le sol et aux branches noueuses. Symbole de la stabilité… ce que nous recherchons toutes.
Certains parfumeurs poussent dopent la sensualité déjà exacerbée de ces bois en les mariant avec des épices. C’est le cas de Terre d’Hermès ou la sensualité terreuse du cèdre et du vétiver, adoucie par du benjoin, est savamment mêlée a un soupçon de poivre et un zest de patchouli.
Le résultat : un vrai parfum de mec.
Sans concessions.
Tous muscles dehors… et qui nous fait fondre dedans.
Ebay. Bazar universel où l’on peut à la fois se fournir en faux sac Louis Vuitton et en paires de Nastase seconde main. Barbecues… caisse à outils gorgée de quicaillerie… véhicule louche en provenance de Belgique, maquillé comme une gamine qui essaie le rouge à lèvre de sa maman… tout se vend sur eBay.
Le Hip-Hopreneur le plus influent de la dernière décennie n’a pas supporté le succès retentissant de Dr Dre sur le marché des headphones… il a fallu que Hova réponde au Beats de Monster et c’est Skullcandy, un fabricant d’écouteurs suédois déjanté, qui lui a permis d’élaborer sa riposte. Esthétiquement très réussi, ces écouteurs d’inspiration vintage n’en demeurent pas moins un instrument de mort promis à la victoire face à la concurrence… ses spécifications techniques en témoignent: armature métallique, coques en polycarbonate, câble en nylon, haut-parleurs de 40mm de diamètre en mylar… le tout est pliable et disponible dès le mois de juin.
L’école. La rentrée des classes. Les odeurs de crayons de couleur qui s’échappent de trousses bariolées par un méchant voisin de table. Les doigts tâchés d’encre. Le tableau noir où l’institutrice a calligraphié la date du jour… et peut-être dessiné une fleur. Le cahier de séjour est ouvert, les stylos rangés par ordre de préférence… on commence à écrire deux carreaux après la marge… on souligne le titre.
La nostalgie de la cour de récréation, des tables de 7 et de 8 qui torturent infiniment les petites têtes, des soustractions qui font disparaître les oranges du problème comme par magie… et de la conjugaison du verbe aimer au passé simple…
…avant d’apprendre que dans le monde des grands il est bien plus compliqué.
C’est au délice de ces douloureux souvenirs que bébé racaille veut te convier. Pour nous aussi, c’est la rentrée… après avoir fait l’école blog buissonière, nous avons quand même fait nos devoirs. Nous rendons notre copie, notre cahier de philosophie… en appelant de nos voeux la bienveillance du professeur
Le temps est venu pour toi de connaître le secret qui fonde la création de Vengeance Vaudoue.
Inès, la maîtresse de ces lieux, n’est rien d’autre que la Grande Prêtresse des Coeurs Brisés… une sorte de Mère Noël qui vient au secours de ces jeunes filles honteusement trompées par un boyfriend sans coeur.
Elle est une Mère-fouettarde pour ces derniers. C’est pour les punir qu’elle a crée Vengeance Vaudoue, une fragrance gourmande qui en plus de la bergamote, la fleur d’oranger et le santal qu’on lui connaît, contient des larmes de jeunes filles blessés par le détestable Alfie.
Qui est Alfie? Un connard… pour faire court (et vulgaire). Un séducteur façon Torquemada pour être plus poli… c’est cet ex ignoble qui nous a fait souffrir. Alfie est le tendre nom qu’Inès a décidé de donner à ce personnage commun à toutes les filles: le bourreau des coeurs qui a cruellement sectionné notre aorte. Le Don Juan matador qui a porté l’estocade à notre ventricule gauche. Il en a déjà été fait mention dans un précédent billet.
Voici l’histoire de l’une d’entre nous… contée sous forme d’un manga, elle est une lueur d’espoir pour qui veut faire souffrir le traitre à la Cause Amoureuse.
Vengeance Vaudoue est bien plus qu’un parfum… et Alfie Doit Mourir!
« Face a nous, vous voyez qu’ils sont relou vos
Flows d’ancien la famille, écoutez plutôt l’renouveau
Faut pas nous laissez la place, les mecs vous aurez plus la cote
Car vos sons sont démodés comme les bananes Lacoste »
Adams Diallo a.k.a Barack Adama, de la Sexion d’Assaut, n’a pas tort de railler ce qui constituait un accessoire majeur de la panoplie caillera. Une banane, estampillée du fameux croco, portée en long, en large et en travers ad nauseam par ceux (et celles!) qui voulaient se donner des airs de ce qu’ils ne sont que dans les films de leurs rêves.
Mais avant que cette banane ne fleurisse sur ces arbres que sont les centres commerciaux de la Défense ou de la Part Dieu, l’accessoire a aussi eu son temps de gloire ou des touristes en surpoids, vêtus de polos pastels déambulaient, tout visqueux de transpiration, vers le Space Mountain d’Eurodisney. S’il est un accessoire qui personifie le has been, c’est bien cette banane.
Et pourtant…
Et pourtant, la banane est un accessoire redoutablement efficace (ranger ses clés, son lipstick, son phone…) dont le design purement fonctionnel peut (je dis bien PEUT) se transformer, avec un peu d’imagination et un savant agencement du reste de la tenue, en article hautement fashionable. Et puis… si en plus tu peux y glisser ton flacon de VV, il n’y a plus d’hésitation à avoir. Dans tous les cas, la peau de cette banane peut se révéler glissante pour qui n’a pas l’art et la manière d’assortir le reste de son outfit.
Il ne s’agit pas d’un article sur le chef d’œuvre de notre D’Angelo nappé de caramel. Nous avons déjà déclaré notre flamme à son album dans un précédent billet. C’est d’une des Black Romantic Comedy les plus suaves qu’il s’agit aujourd’hui… et son titre, Brown Sugar, est une paraphrase assumée du crooner/auteur de you ‘re my lady.
L’histoire utilise un story plot des plus convenus : un homme et une femme dont l’amitié se révèle être plus que le chaste pacte qu’une telle relation suppose. Ce qui différencie Brown Sugar des médiocres comédies à l’eau de rose que s’enfilent des fillettes au cœur brisés (en même temps qu’un pot d’un litre de ce délicieux poison), c’est d’abord une Official Sound Track de qualité exceptionnelle : l’histoire mêle les amours de Dre (Taye Diggs) et Sidney (Sanaa Lathan) à celui, tout aussi viscéral, du hip hop dont les deux protagonistes sont tombés amoureux dans leur prime enfance. La thématique semble avoir inspiré une Erykah Badu qui a probablement posé un des meilleurs morceaux de sa carrière (Love of My Life) sur cette OST…
Cet « amour d’une vie » qu’est le Hip Hop résonne du début à la fin du film… les premières minutes feront plaisir aux nostalgiques du genre qui affichent leur amertume sur des T-Shirts « le rap c’était mieux avant »… on y voit Method Man, De La Soul, Common, ou encore Questlove de The Roots décrire leur coup de foudre pour cette belle en survêt’ adidas qu’est le Hip Hop. The bridge is over de KRS-One… Fuck the police de Public Enemy. L’amour des bons beats se confond avec l’Amour… le vrai. Celui qui naît entre Sydney, qui a quitté son job au Los Angeles Times pour devenir la Redac’ Chef du mythique XXL… ce nouveau job la fait revenir dans son New York natal où l’attend Dre, son homie… devenu un Record Executive fatigué de faire signer des ersatz de 50 Cent. Les retrouvailles sont émouvantes, chacun fouille sa mémoire pour y déterrer l’anecdote d’enfance, le freestyle qui a marqué l’âge tendre. C’est au milieu de ces tièdes moments de nostalgie que Dre annonce à Sidney son intention d’épouser Reese, une sublime avocate très amoureuse… mais la veille du mariage de Dre, Sidney se laisse aller à un baiser qui ébranle les convictions de chacun…. ajoute à cela des seconds rôles savoureusement hilarants (Mos Def et Queen Latifa) and you have a sure fire hit !
Si avec ça on ne t’a pas donné envie de voir le film… c’est que tu es cliniquement mort(e) !