LE PARFUM DE LA SEDUCTION
« La femme est l’avenir de l’homme » disait Aragon… « Sans parfum, la femme n’a pas d’avenir » affirmait Coco Chanel… la conclusion syllogistique que l’on peut tirer de ces deux prémisses est que le parfum est l’avenir de l’homme…
Raisonnement facile mais révélateur du rôle fondamental qu’a joué (et continue de jouer) le parfum dans le processus de séduction. La fragrance, véritable trait d’union entre l’homme et la femme au sens littéral orthographique du terme qui a unit les mots de la langue française comme « accroche-cœurs », permet à l’un(e) de mener l’autre par le bout du nez.
Ce pouvoir du parfum trouve d’abord son explication dans la zone la plus primitive de notre cerveau : quand de subtiles exhalaisons viennent flatter le système limbique, une décharge de dopamine, synonyme biologique du plaisir, se libère et traverse le corps de part en part. D’où l’attirance presque irrépressible que l’on ressent durant ces moments d’abandon où l’odeur, en même temps que les phéromones, abattent le plus gros du travail dans l’acte du séduire.
Avertis de ce point faible, l’homme comme la femme se sont, de tous temps, ingéniés à sublimer leurs odeurs… en volant celles de la nature. Fleurs, épices, bois précieux… tout les coups sont permis en amour. Les hommes l’ont bien compris, eux qui savent que les femmes (à commencer par la plus féministe d’entre elles) sont instinctivement attirées par les signaux olfactifs qui respirent la force, la virilité et le côté protecteur de l’homme. D’où la renaissance des notes cuir, tabac et bois précieux dans les fragrances masculines…








